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Campus numérique arménien

Textes antiques et médiévaux relatifs à l’Arménie

Les sources littéraires non-arméniennes sur l’Arménie et les Arméniens, avec l’épigraphie, la numismatique (voir les sections dédiées) et l’archéologie, constituent jusqu’à l’invention de l’alphabet arménien (405-407) les sources uniques de notre connaissance d’une période majeure de l’histoire de cette culture. De plus, pour toute la période antique et médiévale, nous sommes donc largement tributaires des sources latines et grecques, puis byzantines.

Par exemple, cette étude analyse minutieusement l’histoire des liens entre l’Arménie et la Thessalie ; elle fut réalisée à la fin du IVe siècle av. J-C. par Médéios de Larissa et transmise par Strabon, surtout, et, indirectement, par Trogue Pompée :

Bernard, 1997 = Paul Bernard, « Les origines thessaliennes de l'Arménie vues par deux historiens thessaliens de la génération d'Alexandre », Topoi. Orient-Occident, Supplément 1, 1997. Recherches récentes sur l'Empire achéménide, p. 131-216

Cette étude réunit près de trois cents textes autour du thème de la christianisation de l’Arménie :

Yevadian, 2007 = Maxime Yevadian, Christianisation de l’Arménie, Retour aux sources, La genèse de l’Église d’Arménie, I (des origines au milieu du IIIe siècle), Lyon, Sources d’Arménie, Armenia Christiana, 1, 288 pages.

Yevadian, 2008 = Yevadian Maxime, Christianisation de l’Arménie, Retour aux sources, l’œuvre de saint Grégoire, II (du milieu du IIIe siècle aux années 330) Lyon, Sources d’Arménie, Armenia Christiana, 2, 540 pages.

Puis, même après l’invention de Mesrop Machtot’s / Mesrop Mašoc‘ (Մեսրոպ Մաշտոց), ces types de sources demeurent précieux. Ainsi les sources musulmanes constituent-elles une documentation irremplaçable sur l’histoire économique et sociale des royaumes médiévaux de grande-Arménie et au-delà. A ces sources s’ajoutent les sources latines, essentielles pour l’époque des croisades et celle du royaume d’Arménie de Cilicie. De plus, les sources byzantines, et surtout latines, laissent percevoir une image de l’Arménie et des Arméniens comme l’un des théâtres de l’histoire sainte, autour d’une représentation des épisodes du paradis terrestre ou de l’arche de Noé qui finissent par entourer ce peuple d’un halo de sainteté.

À l’inverse, les sources narratives ottomanes (comme Evliya Tchelebi ; 1611-1683) évitent autant que possible de parler des chrétiens en général, et des Arméniens en particulier, et mentionnent plutôt les infidèles (gavours), et l’accès aux archives est de plus en plus difficile en Turquie. Les sources persanes sont plus nuancées et accessibles, mais encore peu travaillées.

Les fonds d’archives occidentaux deviennent très considérables à partir de l’époque moderne et ont été diversement étudiés selon les périodes et les sujets. Des sources dans des langues très diverses (vieil irlandais, moyen vieux allemand, slavon, gèze, etc.) mentionnent ponctuellement l’Arménie ou des Arméniens. Enfin, de très nombreuses sources traitent d’Arméniens à travers le monde (Inde, Afrique, Amérique etc.). Nous mentionnerons ces personnages lorsqu’une étude universitaire existe, et dans les sections les concernant.

De nombreuses collections de textes liés à la période génocidaire sont éditées depuis quelques années, nous les référençons dans la partie sur le génocide des Arméniens.

Maxime Yevadian

(octobre 2019)

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